| Un ballon d'eau chaude est une cuve fermée dans laquelle se trouve une résistance électrique commandée par un thermostat. L'eau froide qui arrive dans la cuve est chauffée par cette résistance dont le thermostat coupe l'alimentation électrique quand l'eau est à bonne température. La cuve est toujours pleine, c'est à dire que la circulation à l'intérieur s'effectue quand on ouvre son robinet d'eau chaude ou que l'on prend une douche : L'eau froide sous pression remplace petit à petit la quantité d'eau chaude qui s'évacue, puis le thermostat remet en route la résistance électrique pour faire remonter la température de l'eau. Le ballon est constamment sous la pression de l'eau froide. Il faut donc posséder un limiteur de pression (groupe de sécurité, voir plus bas) sur l'arrivée générale d'eau froide.
Il existe principalement deux types de résistances électriques pour l'équipement des ballons d'eau chaude électriques :
1/ La classique résistance thermo-plongée (thermoplongeur)
2/ La résistance stéatite
Résistance thermo-plongée ou thermoplongeur : Résistance en inox (type machine à laver), directement plongée dans l'eau (le calcaire cristallise à sa surface et réduit ses performances). Elle chauffe légèrement plus rapidement (5 heures pour un 200 litres) que son homologue « stéatite ».
Inconvénients :
• Il faut vidanger le ballon pour accéder à la résistance
• Le détartrage est plus fréquent et plus difficile
• Le calcaire s'y dépose plus vite, provoque la détérioration de la résistance et des bruits pendant la mise en chauffe
Résistance stéatite : Résistance en briques réfractaires insérée dans un fourreau en acier émaillé. Elle demande environ 6 heures de chauffe pour un 200 litres.
Avantages :
• En cas d’intervention sur le chauffe-eau, pas besoin de vidanger pour accéder à la résistance
• Il suffit de nettoyer le fourreau pour le détartrer
• La « stéatite » ne subit pas la cristallisation du calcaire. Le calcaire se dépose donc de façon très limité, il ne détériore pas la résistance et la mise en chauffe est silencieuse.
Les chauffe-eau dits « ACI » sont équipés d’une résistance stéatite. De plus, la protection contre la corrosion de la cuve se fait grâce à une anode. Elle peut être en magnésium, et dans ce cas, elle est sensible à l'électrolyse. Sur certains modèles, un voyant permet de connaitre l’état de fonctionnement de l’ACI.
Le groupe de sécurité
C’est un élément essentiel et obligatoire qu'il faut installer sur tous les systèmes de production d'eau chaude sanitaire à accumulation. Lorsque l'eau chauffe, elle se dilate et la pression peut provoquer des fuites au niveau des joints. Le groupe de sécurité contrôle en permanence la pression à l'intérieur du ballon et permet l'écoulement du trop-plein en cas de surpression (à partir de 3 bars). Il est branché sur l'arrivée d'eau froide puis est raccordé à l'égout (par l'intermédiaire d'un siphon). En fonctionnement normal, le groupe laisse échapper occasionnellement un petit volume d'eau pour rétablir la pression à l'intérieur du ballon. Il est conseillé d'actionner sa vidange une fois par mois afin d'éliminer le tartre qui se dépose dans la soupape. Dans le cas du remplacement d'un ballon, il est déconseillé de récupérer le groupe de sécurité.
BILAN :
Le Cumulus électrique est actuellement l’une des solutions de production d’eau chaude sanitaire les moins couteuse à mettre en place.
Malgré le fait que son fonctionnement fasse appel à l’énergie électrique, son application sur un abonnement heures creuse (HC) /heures pleines (HP) avec un contacteur spécifique permettra de rebondir sur un cout du kilowatt diminué ( HC environ 39% moins chères que les HP).
Ainsi l’apport des besoins en eau chaude sanitaire d’une habitation se fera avec des consommations électriques restant faibles.
|